Les fils de l’homme ( Children of Men, Clive Owen, Julianne Moore )

Je n’avais pas trouvé dans un film une atmosphère telle depuis Mad Max 1 dans les années 80, les cascades de voitures en moins. Doit-on cela à l’époque ? Nous retrouvons les mêmes peurs qu’il y a vingt ans : la pollution de notre planète, la raréfaction de ses ressources, la surpopulation, les conflits politiques et/ou religieux.
L’oeuvre s’apparente à un film de série B à la Terminator 1, mais elle vaut par les prouesses de sa réalisation. Certains plans-séquences de bataille sont tout simplement bluffant. Je sais qu’il y a forcément eu des coupes dans ces plans, mais impossible de dire où.  La plus longue scène avec Clive Owen (Closer, Inside Man) dans le camp de réfugiés est tournée à la façon d’un reportage, pratiquement caméra à l’épaule, les éclaboussures de sang sur l’objectif en primes. Par le souci du détail, le nombre de cascadeurs, la taille des décors, les scènes deviennent d’un grand réalisme. Bien sur, on ne parle pas d’une décoration à la «autant en emporte le vent», mais d’une ambiance post nucléaire, de ville et de rues ternes et usées.
Ici, pas de flash-back ou de long récit pour expliciter aux esprits les moins vifs tous les détails de l’histoire. Chacun peut alors se poser ses propres questions sur les différents thèmes évoqués: les répressions, l’euthanasie, l’immigration, l’humanité.

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